STAYER FR PALMARES ETRANGERS & INTERNATIONAUX

STAYER FR PALMARES ETRANGERS & INTERNATIONAUX

CHAMPIONNAT DU MONDE PROFESSIONNELS


CHAMPIONNAT DU MONDE PROFESSIONNELS 1983

Etude réalisée par Patrick Police pour le site STAYER FR

 

Toute reproduction – partielle ou non – de ce travail

devra faire l’objet d’une demande spécifique auprès de STAYER FR

 

Nota : vous pouvez retrouver les palmarès du demi-fond

dans le livre "Le demi-fond, Histoire d'une spécialité du cyclisme " ... à part"" 

disponible aux Editions de Phénicie  http://www.leseditionsdephenicie.fr/fr  ou directement via le site !


 

 

 

CHAMPIONNAT DU MONDE PROFESSIONNELS  

Zürich vélodrome Oerlikon - Mardi 23 Août - Dimanche 28 Août 1983

 

 

 

séries (50 km) remportées par René Kos(P-B), Luciano Fusar-Poli (ITA)

Repêchage remporté par Martin Venix (P-B)

 

FINALE disputée sur 1 heure

 

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  1. Bruno Vicino (ITA) - entr. ..? ..? - 68.333 km
  2. René Kos (P-B) - entr. ..? ..? - à 10 m
  3. Martin Havik (P-B) - entr. ..? ..? - à 30 m
  4. Hans Kaenel (CH) - entr. ..? ..? - à 200 m
  5. Martin Venix (P-B) - entr. ..? ..? - à 240 m
  6. Werner Betz (R.F.A.) - entr. ..? ..? - à 1t et 70 m
  7. Lucian Fusar-Poli (ITA) - entr. ..? ..? - à 1t et 80 m
  8. Domenico Perani (ITA) - entr. ..? ..? - à 2 t et 190 m

Ab. Horst Schutz (R.F.A.) après 47' de course 

 

La course :   Victoire inattendue de Bruno Vicino (31 ans), champion d'Italie sur route amteurs dix années plus tôt, et quadruple champion national des stayers (1978, 1980,1981 et 1983).

A noter la prometteuse prestation du Français Franck Clémente (entr. Joël Lacroix), qui, pour sa première course de demi-fond de l'année (!)  

termine dans sa série dans le même tour que le vainqueur Mineboo.

il sera hélas bêtement sorti en repêchage à cause d'une grossière erreur de braquet.

A noter le déclassement de René Kos en série pour changement du vélo mesuré par les commissaires par un autre le rapprochant de l'abri. (information à corroborer)

 

Sources : La France Cycliste, Miroir du Cyclisme, l'Année du cyclisme

 

 

 


18/10/2018
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CHAMPIONNAT DU MONDE 1965

Etude réalisée par François Bonnin

 

Toute reproduction – partielle ou non – de ce travail

devra faire l’objet d’une demande spécifique auprès de STAYER FR

 

Nota : vous pouvez retrouver les palmarès du demi-fond dans le livre "Le demi-fond, Histoire d'une spécialité du cyclisme " ... à part"" 

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CHAMPIONNAT DU MONDE PROFESSIONNELS 1965

San Sebastian - Vélodrome d’Anoeta  285,66 mètres

 

Eliminatoires : les trois premiers classés de chaque série qualifiés pour la finale, les autres en repêchage

 

1ère série – Mardi 7 septembre 1965

1 Guillermo Timoner   ESP              entr. Gustave Meuleman (BEL)   69.990 km en 1 heure

2 Jacobus Oudkerk      P-B              entr. Norbert Koch (P-B)                            à   15 m

3 Romain Deloof         BEL              entr. Hugo Lorenzetti (FRA)                         à 120 m

4 José Escalas            ESP                entr. Emile Vandenbosch (BEL)                 à 4 t  200 m

5 Armando Pellegrini  ITA               entr. Walter Dagnoni  (ITA)                      à  9 t 120 m

6 Ueli Luginbühl         CH                 entr. Auguste Wambst (FRA)                    à 10 t 150 m

7 Jean Raynal            FRA               entr. Albertus De Graaf (NED)                 à 12t 130 m

N.C. Horst Staudacher RFA             entr. Werner Schmitt (?)             Abandon 15ème minute

 

2ème série 7 septembre 1965

1 Leo Proost                 BEL             entr. Albertus De Graaf (NED)  68.856 km en 1 heure

2 Ehrenfried Rudolph    RFA             entr. Otto Faltin    (?)                      à  45 m

3 Robert Varnajo          FRA              entr. Hugo Lorenzetti (FRA)           à  80 m

4 Pedro Gomila            ESP              entr. Antonio Mora ( ?)                    à  1 t  145 m

5 André Retrain           FRA              entr. Alexis Blanc-Garin  (FRA)       à 4 t 100 m

6 Domenico De Lillo     ITA               entr. Gustave Meuleman (BEL)            à 5 t 200 m

7 Fritz Gallati              CH               entr. Georges Groslimond  (CH)      à 6 t  20 m

8 Pieter Vanderlans     P-B               entr Bruno Walrave (P-B)

La  course : à cinq minutes de la fin, Gomilla était toujours en tête lorsqu’il fut victime d’une rupture de chaîne du moteur de la moto de son entraîneur Mora;

ayant repris avec une moto de rechange, conformément au règlement, six tours lui ont été rendus avec un tour de retard.

 

Repêchages : Le premier classé de chaque série des repêchages qualifié pour la finale

 

1ère série- Jeudi  9 septembre 1965

1 Ueli Luginbühl                   CH                            entr. Auguste Wambst (FRA)    67.714 km en 1 heure

2 José Escalas                      ESP                          entr. Emile Vandenbosch (BEL)        à 75 m

3 Pieter Vanderlans              P-B                         entr. Bruno Walrave  (P-B)               à 4 t 265  m

N.C. Armando Pellegrini ITA                     entr. Walter Dagnoni (ITA)   Abandon

N.C. André Retrain         FRA                       entr. Alexis Blanc-Garin   (FRA) Abandon

 

2ème série – Jeudi 9 septembre 1965

1 Pedro Gomila                   ESP                           entr.  Antonio Mora ( ?)              69.987  km en 1 heure

2 Domenico De Lillo            ITA                          entr.  Gustave Meuleman (BEL)        à   25 m

3 Fritz Gallati                    CH                         entr.  Georges Groslimond (CH)     à 275 m

N.C. Jean Raynal          FRA         entr.  Albertus De Graaf (P-B)    Abandon

 

Finale Dimanche 12 septembre 1965

 

1 Guillermo Timoner  ESP        entr. Gustave Meuleman (BEL)    les 100 km en 1h 23'59"8

2 Romain Deloof        BEL        entr. Hugo Lorenzetti (FRA)      à 105 m

3 Jacobus Oudkerk    P-B        entr. Norbert Koch (P-B)        à 240 m

4 Pedro Gomila           ESP             entr. Antonio Mora ( ?)                 à 1 t   50 m

5 Ehrenfried Rudolph RFA            entr. : Otto Faltin  (?)                   à 2 t 65m

6 Leo Proost               BEL             entr. : Albertus De Graaf (P-B)     à 4 t   90 m

7 Ueli Luginbühl         CH               entr. : Auguste Wambst (FRA)      à 4 t  110 m

8 Robert Varnajo        FRA            entr. : Bruno Walrave (P-B)           à 9t   10 m

 

La course : Timoner céda d’abord la première place qui lui avait été attribuée par le tirage au sort et rétrogradait en cinquième position.

Mais au bout de 7 minutes de course, il impulsa son retour et en l’espace de six minutes, il se réinstallait à la tête de la course, qu’il ne devait plus quitter.

Le « Majorquin » imprimait dès lors une allure rapide à la moyenne horaire finale  de 71.431 Km avec le rouleau à 55 cm, allure que peu de concurrents pouvaient soutenir, et il n’eut qu’à repousser avec facilité les deux assauts du Néerlandais Oudkerk.

La course, devenue monotone, s’anima lorsque le champion d’Espagne, Gomila  tenta  de ravir une place d’honneur. Enfin, dans les derniers tour, le leader, comme à son habitude, partait au sprint et seuls Deloof et Oudkerk n’étaient pas doublés.

Avec ce sixième titre mondial, mondial , Guillermo Timoner qui avait fêté son 39ème anniversaire le 26 juillet, dépassait le Belge Victor Linart au palmarès.

 

 


15/10/2018
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CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1927

Etude réalisée par François Bonnin et Patrick Police  pour le site STAYER FR

 

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LINART Victor Linart ---France- - Copie.jpg

 

 

Wuppertal - piste Elberfeld Bergisches Stadion

Vendredi 22 et Dimanche 24 Juillet 1927

 

 

Qualifications 1ère série - vendredi 22 Juillet 9h 

  1. Frans Leddy (P-B) - entr. ... (?) Ceuremans (?) - les 100 km en 1h 10'19"
  2. Victor Linart (BEL) - entr. Arthur Pasquier (FRA) - à 380 m
  3. Walter Sawall (ALL) - entr. Ernest Pasquier (FRA) - à 405 m
  4. Léon Parisot (FRA) - entr. Julien Requis (FRA) - à 560 m
  5. Hans Lauppi (CH) - entr. ... ... - à 3 100 m

La course : Elle fut menée tambour battant sur la piste à peine sèche par par Leddy, suivi constamment par Linart qui ne chercha jamais à lutter pour la première place.

Le Suisse Lauppi, un temps  remonté à la quatrième place, a été victime de problèmes de moto, Parisot, doublé par lui et Sawall perdant quant à lui son tour au 90è km.

 

 

Qualification 2ème série - vendredi 22 Juillet

  1. Jean Brunier (FRA) - entr. Léon Didier (FRA) - les 100 km en 1 h 8'35" (moy. 88 km/h : record)
  2. Paul Suter (CH) - entr. Daniel Lavalade (FRA) - à 1 500m
  3. Paul Krewer (ALL) - entr. Christian Jungeburth - à 3 400m
  4. Léopoldo Toricelli (ITA) - entr. ... ? Colonna (FRA) - à 3 650m
  5. Léon Vanderstuyft (BEL) - entr. ... ... ? - à 15 500 m

N.C : Jan Snoek -  (P-B) entr. ... ... ? - abandon au 35ème km

 

 La course : Paul Suter, parti en tête devant Snoek et Brunier, est dès le deuxième tour doublé par Brunier qui roule en trombe dans le sillage impressionnant de Léon Didier.

Suter Krewer et Snoek vont être victimes de crevaison entre le dixième et le vingtième  kilomètre.

L'Italien Toricelli est victime d'une panne moto en fin de course, tout comme Snoek l'avait été  au dixième  kilomètre.

Le stayer français Jean Brunier a fait une telle impression durant cette course, où il a battu le record du monde (88 kilomètres dans l'heure) que les observateurs en font leur favori pour la finale de dimanche.

 

Finale - Dimanche 24 Juillet - 18 H

 

  1. Victor Linart (BEL) - entr. Arthur Pasquier (FRA) - les 100 km en 1h 8'43"
  2. Paul Krewer (ALL) - entr. Christian Jungeburth - à 180 m
  3. Walter Sawall (ALL) - entr. Ernest Pasquier (FRA) - à 190 m
  4. Paul Suter (CH) - entr. Daniel Lavalade (FRA) - à 700 m
  5. Jean Brunier - entr. Léon Didier (FRA) - à 1 200 m
  6. Léon Parisot (FRA) - entr. Julien Requis (FRA) - à 11 500m

N.C : Franz Leddy (P-B) - entr. ... ? Ceuremans (?); Léopoldo Toricelli (ITA) - entr. ... ? Colonna (FRA) (abandons)

  

La course : Trente mille spectateurs ont bravé le mauvais temps (pluies intermittentes) pour assister à cette finale.

La veille, et le jour même, de très âpres discussions se font jour entre les entraîneurs et les commissaires Meredith, Lecomte et Marzhold.

Evidemment, Léon Didier, à qui il est d’usage de prêter les plus noirs desseins,  est au centre des discussions, et le ton monte avec l'entraîneur Jungehans notamment,  les palabres s'amplifiant jusqu’ aux alentours des seize heures !

La discussion se prolonge encore lorsqu'il est décidé d'attribuer à Victor Linart, par un tirage au sort,  la première position au départ, ce qui s'avèrera effectivement pour lui un avantage énorme.

 

Linart et Krewer partent sans anicroches, alors que derrière les coureurs marquent un temps d'arrêt suite  à l'annonce d'un inconnu qui déclare : "Pas de départ, un des entraîneurs n'est pas en règle !"

Linart conservera sa position de tête sur la ligne de départ, ainsi que Krewer la seconde, pendant toute la course.

Brunier, parti de la sixième position, remonte vers la tête de course non sans rencontrer une vive résistance à chacun de ses dépassements, notamment sur Sawall, Suter et Leddy.

Remonté à la troisième position, et après une courte pause, il tentera au quarantième kilomètre de passer Krewer, qui résistera à chaque fois : la légende du" stayer porc-épic" est en marche.

Sa deuxième attaque après le soixante-dixième kilomètre,  pendant laquelle il remonte à 92 km/h sur Krewer - à qui Léon Didier avait laissé du champ pour préparer une attaque de loin - est tout près de réussir, mais Krewer a le dernier mot et Brunier décolle imparablement, Léon Didier l'oubliant sur près d'un demi-tour, et malgré une lutte courageuse, le champion parisien va jusqu'à perdre deux tours.

Derrière, l'Allemand Sawall reprendra la troisième position à Suter, puis tentera en vain de dépasser Krewer.

Victor Linart remporte là son quatrième et dernier titre de champion du Monde des stayers (record). Il avait annoncé sa retraite après avoir remporté son troisième titre mondial. Sous la pression de ses supporteurs, il s'est remis à l'ouvrage, tout en sachant qu'il se devait de ne pas se "louper" en prenant la tête de la course le plus tôt possible. Après ce quatrième titre, le stayer belge assoit définitivement sa place à l'Olympe de la spécialité.

Quant à Jean Brunier, l'autre héros du tournoi, qui avait effectué une démonstration éblouissante en qualification, il abandonnera le demi-fond dès la fin de l'année 1927.

 

 

* Complément :  les noms des entraineurs des trois concurrents éliminés en série ne sont pas donnés. Toutefois, pour mémoire : 

  • Hans Lauppi (5ème de la première série) était entrainé dans le      championnat de Suisse (où il se classe second) par Willy Hesslich (ALL) (à noter que P. Süter remporte ce championnat avec Lavalade, qui  sera  son entraîneur au mondial) 
  •  Léon Vanderstuyft (cinquième de la  deuxième série) était entrainé par Caudrillier dans le championnat de Belgique disputé à  Paris ( !) au vélodrome Buffalo le 8 Mai 1927, où il se classe deuxième  derrière Linart ; à noter qu'il a été entraîné par le même Caudrillier  dans toutes les épreuves mentionnées par L’Auto avec les listes      d’entraineurs.
  • Jan Snoek  (éliminé dans la deuxième série – abandon-) a remporté  le 18 Juillet 1927 le championnat des Pays-Bas, entraîné par Kaeser

 

Sources : Miroir des Sports n° 384; L'Auto du 25 Juillet 1928; Haarlem dagblad 25 Juillet 1927 pagina 12; Match l'Intransigeant

 

 

 

 


24/10/2018
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CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1922

Etude réalisée par Patrick Police pour le site STAYER FR

 

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Nota : vous pouvez retrouver les palmarès du demi-fond

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 CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1922

Liverpool - vélodrome de New Brighton - Samedi 5 Août (QUALIFICATIONS)

Paris - vélodrome du Parc des Princes - Dimanche 17 Septembre (FINALE)

 

Cinq inscrits : Gustave Ganay, Léon Vanderstuyft, Paul Suter, Daniel Lavalade, Piet Dickentman.

Le tenant du titre, Victor Linart, est retenu en Amérique.

Qualification pour les trois meilleurs temps.

De l'avis des observateurs, la piste de New Brighton, d'un développement de cinq-cent trente-six mètres, comportant une ligne droite de cent trente mètres, est inadaptée, notamment par la faiblesse de la pente de ses virages, à la pratique du demi-fond. (Impossibilité d'évoluer, avec le rouleau à 0.60m, à plus de 70 km/h)

D'une manière générale, les observateurs font le constat d'un équipement inadapté à l'évènement.

 

QUALIFICATIONS - 1ère série - Samedi 5 Août

  1. Léon Vanderstuyft (BEL) - entr. Henri Saugé (FRA) - les 50km en 44'40"1/5
  2. Gustave Ganay (FRA) - entr. ... ... ? - à 1t 1/4 -    45'42"3/5

La course : Gustave Ganay ne pourra lutter avec Léon Vanderstuyft, suite à un bris du rouleau de la moto de son entraîneur.

 

 

QUALIFICATIONS - 2ème série - Samedi 5 Août

  1. Paul Suter (CH) - entr. ... ... ? - les 50km en 46'4"3/5
  2. Piet Dickentman (P-B) - entr. ... ... ? - 46'45"
  3.  Daniel Lavalade (FRA)  - entr. ... ... ?  - 47'40"3/5

La course : Daniel Lavalade, alors second, n'a pu également  contrecarer le cavalier seul  de Paul Suter suite à une crevaison survenue à trois tours de la fin. 

 

FINALE - Lundi 7 Août 

Elle est ajournée à cause des intempéries. Sur place, une commission de l'U.C.I. décide de reporter la réunion à la deuxième quinzaine du mois de septembre,

et de remettre un canier des charges qui sera remis aux vélodromes de Paris et d'Amsterdam.

Finale - Dimanche 17 Septembre

 

  1. Léon  Vanderstuyft (BEL) - entr. Henri Saugé (FRA)  - les 100 km en 1h 25'46"1/5
  2. Paul Suter (CH) - entr. ... ... ? - à 400 m, soit 3/4 de tour - 1h 26' 8" 2/5
  3. Gustave Ganay (FRA) - entr. .?  Naso (FRA)  puis ... ? Requis (FRA) -  à 900 m, soit 1t 1/2 - 1h 26' 32" 2/5

La course : Temps maussade, post pluvieux (bruine et averse).

Départ des trois coureurs sur la même ligne.  Léon Vanderstuyft est parti en tête.

Un temps, Suter, qui a très vite pris la seconde position à Ganay, qui n'a pris que tardivement et au prix d'un effort coûteux le sillage de son entraîneur Naso, va être doublé par Vanderstuyft  avant de revenir jusqu'à deux cents mètres de lui.

Au vingtième tour, Ganay, qui a tenté dès le départ de doubler Vanderstuyft, prend  un temps la seconde position à la faveur du changement de moto de l'entraîneur de Suter.

Il n'aura de cesse d'attaquer; hélas, la moto de Naso connaît des ratés : changement de pacemaker avant de retrouver plus tard le sillage de Naso, pendant lequel Vanderstuyft le double au trente-huitième tour.

Au  cours d'une attaque, Suter décolle et Ganay reprend la seconde place. 35km 200 ont été accomplis durant la demi-heure. 

Aux cinquante kilomètres,parcourus en 42' 7",  Ganay est à sept-cents mètres du coureur belge, Suter à huit-cent-cinquante.

Après le soixantième kilomètre, abattu en 50'49", Ganay va à quatre reprises tenter de dépasser Vanderstuyft, avant de  décoller, l'entraîneur du coureur belge le faisant même "voyager" : Suter en profite pour dépasser le stayer marseillais.

Suter, qui s'est rapproché de Vanderstuyft réussit à le doubler et entreprend une âpre remontée.

70 km 600 dans l'heure. Suter jette ses dernières forces et au quatre-vingt-dixième kilomètre, s'est rapproché à 250 m de Vanderstuyft.

Mais il  ne reprendra jamais l'homme de tête. 

Le tour d'honneur des trois concurrents s'effectuera sous un tonnerre d'applaudissements.

 

Nota : Selon le journaliste Gabriel Hanot, il est clair que le vainqueur a largement eu recours à la "dynamite", compte tenu de son état à l'arrivée.

 

Source : Le Radical, le Miroir des Sports, l'Auto.

 

 

 

 


25/10/2018
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CHAMPIONNAT DU MONDE 1920

SERES Georges.JPG

 


 

 

Etude réalisée par François Bonnin (informations complémentaires résiduelles de Patrick Police) pour le site STAYER FR

 

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CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1920

 

             100 km derrière   motocyclettes (rouleau à 60 cms)

 

              ANVERS – Dimanche 9 août 1920 - Vélodrome de Garden City (400 mètres)

 

 

 

 

 

Le demi-fond aurait-il été inscrit au programme olympique ? Non, mais en cette année 1920 qui marque la renaissance des championnats du monde cyclistes après le conflit mondial, l’U.C.I. a choisi de concentrer les forces vives du cyclisme international amateur et professionnel vers la ville d’accueil des Jeux de la VIIème olympiade.

 

Ainsi les épreuves du meeting mondial et les compétitions cyclistes Olympiques sur piste vont s’enchainer sur quatre journées consécutives, les samedi 8, dimanche 9, lundi 10 et mardi 11 Août en un même lieu, le vélodrome de Garden-City, situé à Wilrijk (banlieue d’Anvers), dont le meeting inaugural, le 19 juillet 1914 avait été naguère le théâtre du match-défi Linart-Saldow. 

 

Le 32ème congrès de l’U.C.I., tenu à cette occasion, confirme la décision prise en août 1914 de supprimer le championnat du monde amateurs de demi-fond pour le remplacer par une épreuve sur route sans entraîneur (à l’origine contre la montre individuelle) à partir de 1921. Est également décidé l’abandon du championnat d’Europe. 

 

Georges Sérès, lauréat du titre quelques semaines plus tôt sur le vélodrome de Tours en sera donc, et ce pour plusieurs décennies, le dernier détenteur. 

 

Enfin, l’Allemagne, l’Autriche et  la Hongrie étant exclues de l’U.C.I., aucun ressortissant de ces nations ne participe à ce championnat du Monde. Toutefois, les fédérations de l'U.C.I. sont désormais laissées libres  d'admettre dans leur manifestation sportive les coureurs professionnels des ex-empires centraux.

 

 

 

1-01 Georges Sérès   FRA   Entr:  Léon Lauthier  (***)   les 100 km en 1h 25'47"4/5 

 

2-02 Victor Linart     BEL   Entr: Arthur Pasquier (FRA)                       1h 29'56"4/5   à   8 tours

 

3-04 Paul Suter         CH    Entr:  C. André (BEL)                                  1h 30'45"2/5    à 10 tours

 

4-05 Carlo Galetti       ITA    Entr:  Aloïs Stiplochek (RTC *)                      à 17 tours

 

N.C.-03 Emile Aerts    BEL     Entr:  Edward Luycken                                           Abandon 65 km

 

N.C.-06 Jules Miquel   FRA    Entr :  Ernest Pasquier                                           Abandon 45 km

 

N.P. Carlo Bordoni      ITA                                                                                        Forfait

 

 

 

La course :  Sept concurrents engagés, six partants (le champion d’Italie, Bordoni est non-partant).

Ordre des départs : Sérès, Linart, Aerts, Suter, Galetti et Miquel.

Linart, dont la moto tarde à atteindre la bonne carburation, rétrograde mais il se reprend, dépasse rapidement Aerts et Suter et revient à vingt mètres de Sérès , premier aux 10 km (8' 13" 2/5), mais hauteur d'un effort démesuré en courant à quatre cents mètres de la moto de son entraîneur Saugé  pour réussir enfin à prendre un demi-tour d'avance (**) 

Miquel et Aerts ont perdu un tour. Linart lance bientôt l’assaut contre Sérès, qui résiste avec succès durant un tour complet.

Mais trois tours plus loin, il récidive et cette fois, lancé à pleine vitesse, il passe en tête . Linart dès lors se détache et couvre les 20 km en 16' 25" 2/5; Sérès est alors à 300 mètres, Suter à 1 tour, Miquel et Galetti à 2 tours et enfin Aerts dont la moto est défaillante à 6 tours. Linart s’emploie à présent à doubler Sérès ce qu’il tente au 24ème kilomètre mais le champion de France lui oppose une défense énergique et il n’insiste pas. Aux 30 km Linart passe en 24'47"1/5 et précède Sérès de 350 mètres, Suter à deux tours, Miquel à trois, Galetti à six et Aerts, loin, retardé par une nouvelle panne de moto.

Au trente-quatrième  kilomètre, Linart double Suter pour la troisième fois et atteint les 40 km en 33' 5" 2/5.

Sérès, toujours sous la menace du leader, est placé soixante-quinze mètres devant celui-ci. Miquel qui a décollé au 36ème kilomètre, souffrant de l’aine, descend de machine et abandonne.

 

Au 43ème kilomètre, Linart pousse une nouvelle pointe et remonte alors son adversaire à mi-longueur, mais une nouvelle fois, Sérès n’est pas doublé et repart de plus belle. A la mi-course, Linart possède 380 mètres d’avance sur Sérès, 1 700 sur Suter, 2 400 sur Galetti, et 13 200 sur Aerts.

La course se résume au duel franco-belge alors que les trois autre sont surclassés d’autant qu’au 65ème kilomètre, Suter, puis Galetti décollent. Suter change et rechange d’entraîneur avec adresse tandis que Aerts, voyant sa moto encore en panne abandonne définitivement.

Après l’heure de course (71,050 km), Sérès commence à regagner un peu de terrain. Linart réagit et se replace à vingt-cinq mètres de son rival mais ne peut à présent que suivre. Suter reprend un tour aux deux coureurs de tête. Sérès se rapproche encore et comble une partie de son retard, revenant à 200 mètres au 85ème kilomètre.

Linart, sentant le danger, tente de répliquer, mais il n’est visiblement plus à son affaire alors que Sérès active fortement son allure, continue sa remontée et arrive bientôt sur la roue de son adversaire qu’il passe sans opposition au 91ème kilomètre.

Linart, pris d’une extraordinaire défaillance n’insiste plus, et Sérès tourne autour des trois concurrents encore en piste auxquels il prendra huit tours dans les neuf derniers kilomètres !

Dès lors, la cause est entendue et le champion de France remporte le titre mondial tant envié qui vient d’échapper à Linart de si déconcertante façon après que le champion belge ait mené du 12ème au 90ème kilomètre.

Mr Emile De Beukelaere , président de l’Union Cycliste Internationale remet à Sérès, ainsi qu’à Peeters (le champion du monde amateurs de vitesse), l’écharpe attribuée à ces deux épreuves et tous deux effectuent un tour d’honneur.

Les derniers temps intermédiaires de Linart ont été communiqués à la presse après l’arrivée : 50 km en 41' 36" 3/5 , 60 km en 50' 19" 3/5 ; 70 km en 59' 5"1/5 ; 80 km en 1h 7' 59" 2/5 ; 90 km en 1h 17' 7" 3/5

 

Enfin, il est à relever que Jules Miquel n'a pu défendre ses chances, un dépôt de sang étant apparu sur sa cuisse pendant l'effort, séquelle d'une récente chute survenue sur la piste de Troyes, Emile Aerts mettant quant à lui en cause le mauvais fonctionnement de sa moto d'entraînement.

 

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(*) a choisi la nationalité tchèque en 1919

 

(**) Source : L'Auto 10 Août 1920

 

(***) Saugé selon l'Auto 10 & 17 Août 1920

 

 

Commentaires : La lutte entre Sérès et Linart a été superbe de bout en bout. Sérès prit la tête avec le numéro 1 au départ bien qu’il ait du courir pendant 400 mètres après sa moto et il se ressentit de cet effort vers le neuvième  kilomètre lorsque Linart l’attaqua. Mais si le champion belge parvint alors à s’assurer le commandement avec brio après les 10 kilomètres, il échoua à deux reprises à prendre un tour au Français lequel ne fut jamais doublé. A 50 tours de la fin Sérès se lançait à l’offensive. Brusquement, Linart s’effondrait littéralement et Sérès passait au sprint pour s’imposer dans un style et une forme remarquables.

 

Figurant parmi les meilleurs stayers français et internationaux depuis l’avant-guerre, Georges Sérès a dû attendre la trentaine passée pour connaitre la consécration. Il domine par ailleurs d’une façon remarquable cette saison 1920, champion de France en conservant le titre conquis pour la première fois l’année précédente, champion d’Europe et enfin champion du Monde !

 

 

 

Sources de cette recherche:  L’AUTO, LE MIROIR DES SPORTS; LA VIE AU GRAND AIR (numéro spécial 20 septembre 1920) et les quotidiens belges LA DERNIERE HEURE et GAZET VAN ANTWERPEN (ce dernier titre est le seul à indiquer le nom des entraineurs)

 

 

 

 


 


12/10/2018
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