STAYER FR PALMARES ETRANGERS & INTERNATIONAUX

STAYER FR PALMARES ETRANGERS & INTERNATIONAUX

CHAMPIONNAT DU MONDE PROFESSIONNELS


CHAMPIONNAT DU MONDE PROFESSIONNELS 1983

Etude réalisée par Patrick Police pour le site STAYER FR

 

Toute reproduction – partielle ou non – de ce travail

devra faire l’objet d’une demande spécifique auprès de STAYER FR

 

Nota : vous pouvez retrouver les palmarès du demi-fond

dans le livre "Le demi-fond, Histoire d'une spécialité du cyclisme " ... à part"" 

disponible aux Editions de Phénicie  http://www.leseditionsdephenicie.fr/fr  ou directement via le site !


 

 

 

CHAMPIONNAT DU MONDE PROFESSIONNELS  

Zürich vélodrome Oerlikon - Mardi 23 Août - Dimanche 28 Août 1983

 

 

 

séries (50 km) remportées par René Kos(P-B), Luciano Fusar-Poli (ITA)

Repêchage remporté par Martin Venix (P-B)

 

FINALE disputée sur 1 heure

 

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  1. Bruno Vicino (ITA) - entr. ..? ..? - 68.333 km
  2. René Kos (P-B) - entr. ..? ..? - à 10 m
  3. Martin Havik (P-B) - entr. ..? ..? - à 30 m
  4. Hans Kaenel (CH) - entr. ..? ..? - à 200 m
  5. Martin Venix (P-B) - entr. ..? ..? - à 240 m
  6. Werner Betz (R.F.A.) - entr. ..? ..? - à 1t et 70 m
  7. Lucian Fusar-Poli (ITA) - entr. ..? ..? - à 1t et 80 m
  8. Domenico Perani (ITA) - entr. ..? ..? - à 2 t et 190 m

Ab. Horst Schutz (R.F.A.) après 47' de course 

 

La course :   Victoire inattendue de Bruno Vicino (31 ans), champion d'Italie sur route amteurs dix années plus tôt, et quadruple champion national des stayers (1978, 1980,1981 et 1983).

A noter la prometteuse prestation du Français Franck Clémente (entr. Joël Lacroix), qui, pour sa première course de demi-fond de l'année (!)  

termine dans sa série dans le même tour que le vainqueur Mineboo.

il sera hélas bêtement sorti en repêchage à cause d'une grossière erreur de braquet.

A noter le déclassement de René Kos en série pour changement du vélo mesuré par les commissaires par un autre le rapprochant de l'abri. (information à corroborer)

 

Sources : La France Cycliste, Miroir du Cyclisme, l'Année du cyclisme

 

 

 


18/10/2018
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CHAMPIONNAT DU MONDE 1965

Etude réalisée par François Bonnin

 

Toute reproduction – partielle ou non – de ce travail

devra faire l’objet d’une demande spécifique auprès de STAYER FR

 

Nota : vous pouvez retrouver les palmarès du demi-fond dans le livre "Le demi-fond, Histoire d'une spécialité du cyclisme " ... à part"" 

disponible aux Editions de Phénicie  http://www.leseditionsdephenicie.fr/fr  ou directement via le site !

 

 

 

CHAMPIONNAT DU MONDE PROFESSIONNELS 1965

San Sebastian - Vélodrome d’Anoeta  285,66 mètres

 

Eliminatoires : les trois premiers classés de chaque série qualifiés pour la finale, les autres en repêchage

 

1ère série – Mardi 7 septembre 1965

1 Guillermo Timoner   ESP              entr. Gustave Meuleman (BEL)   69.990 km en 1 heure

2 Jacobus Oudkerk      P-B              entr. Norbert Koch (P-B)                            à   15 m

3 Romain Deloof         BEL              entr. Hugo Lorenzetti (FRA)                         à 120 m

4 José Escalas            ESP                entr. Emile Vandenbosch (BEL)                 à 4 t  200 m

5 Armando Pellegrini  ITA               entr. Walter Dagnoni  (ITA)                      à  9 t 120 m

6 Ueli Luginbühl         CH                 entr. Auguste Wambst (FRA)                    à 10 t 150 m

7 Jean Raynal            FRA               entr. Albertus De Graaf (NED)                 à 12t 130 m

N.C. Horst Staudacher RFA             entr. Werner Schmitt (?)             Abandon 15ème minute

 

2ème série 7 septembre 1965

1 Leo Proost                 BEL             entr. Albertus De Graaf (NED)  68.856 km en 1 heure

2 Ehrenfried Rudolph    RFA             entr. Otto Faltin    (?)                      à  45 m

3 Robert Varnajo          FRA              entr. Hugo Lorenzetti (FRA)           à  80 m

4 Pedro Gomila            ESP              entr. Antonio Mora ( ?)                    à  1 t  145 m

5 André Retrain           FRA              entr. Alexis Blanc-Garin  (FRA)       à 4 t 100 m

6 Domenico De Lillo     ITA               entr. Gustave Meuleman (BEL)            à 5 t 200 m

7 Fritz Gallati              CH               entr. Georges Groslimond  (CH)      à 6 t  20 m

8 Pieter Vanderlans     P-B               entr Bruno Walrave (P-B)

La  course : à cinq minutes de la fin, Gomilla était toujours en tête lorsqu’il fut victime d’une rupture de chaîne du moteur de la moto de son entraîneur Mora;

ayant repris avec une moto de rechange, conformément au règlement, six tours lui ont été rendus avec un tour de retard.

 

Repêchages : Le premier classé de chaque série des repêchages qualifié pour la finale

 

1ère série- Jeudi  9 septembre 1965

1 Ueli Luginbühl                   CH                            entr. Auguste Wambst (FRA)    67.714 km en 1 heure

2 José Escalas                      ESP                          entr. Emile Vandenbosch (BEL)        à 75 m

3 Pieter Vanderlans              P-B                         entr. Bruno Walrave  (P-B)               à 4 t 265  m

N.C. Armando Pellegrini ITA                     entr. Walter Dagnoni (ITA)   Abandon

N.C. André Retrain         FRA                       entr. Alexis Blanc-Garin   (FRA) Abandon

 

2ème série – Jeudi 9 septembre 1965

1 Pedro Gomila                   ESP                           entr.  Antonio Mora ( ?)              69.987  km en 1 heure

2 Domenico De Lillo            ITA                          entr.  Gustave Meuleman (BEL)        à   25 m

3 Fritz Gallati                    CH                         entr.  Georges Groslimond (CH)     à 275 m

N.C. Jean Raynal          FRA         entr.  Albertus De Graaf (P-B)    Abandon

 

Finale Dimanche 12 septembre 1965

 

1 Guillermo Timoner  ESP        entr. Gustave Meuleman (BEL)    les 100 km en 1h 23'59"8

2 Romain Deloof        BEL        entr. Hugo Lorenzetti (FRA)      à 105 m

3 Jacobus Oudkerk    P-B        entr. Norbert Koch (P-B)        à 240 m

4 Pedro Gomila           ESP             entr. Antonio Mora ( ?)                 à 1 t   50 m

5 Ehrenfried Rudolph RFA            entr. : Otto Faltin  (?)                   à 2 t 65m

6 Leo Proost               BEL             entr. : Albertus De Graaf (P-B)     à 4 t   90 m

7 Ueli Luginbühl         CH               entr. : Auguste Wambst (FRA)      à 4 t  110 m

8 Robert Varnajo        FRA            entr. : Bruno Walrave (P-B)           à 9t   10 m

 

La course : Timoner céda d’abord la première place qui lui avait été attribuée par le tirage au sort et rétrogradait en cinquième position.

Mais au bout de 7 minutes de course, il impulsa son retour et en l’espace de six minutes, il se réinstallait à la tête de la course, qu’il ne devait plus quitter.

Le « Majorquin » imprimait dès lors une allure rapide à la moyenne horaire finale  de 71.431 Km avec le rouleau à 55 cm, allure que peu de concurrents pouvaient soutenir, et il n’eut qu’à repousser avec facilité les deux assauts du Néerlandais Oudkerk.

La course, devenue monotone, s’anima lorsque le champion d’Espagne, Gomila  tenta  de ravir une place d’honneur. Enfin, dans les derniers tour, le leader, comme à son habitude, partait au sprint et seuls Deloof et Oudkerk n’étaient pas doublés.

Avec ce sixième titre mondial, mondial , Guillermo Timoner qui avait fêté son 39ème anniversaire le 26 juillet, dépassait le Belge Victor Linart au palmarès.

 

 


15/10/2018
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CHAMPIONNAT DU MONDE 1937

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Walter Lohmann

 

Ce championnat du Monde  1937 absolument épique  synthétise à lui seul toutes les vertus et toutes les tares de la spécialité : une intensité maximale, des démonstrations de courage  confinant à l'héroïsme, une  dimension tactique exacerbée, et une dramaturgie comme seul le demi-fond peut en délivrer ... avec en poisseuse toile de fond le déploiement de ruses suspectes, l'impudente transgression des règles, et le cynisme affiché des vainqueurs ...

 

Depuis une décennie, le demi-fond avait pris le mauvais chemin de la combine, au fil d'éditions au déroulement louche. La spécilaité devenait une sorte de champ clos où se délivraient  des coups fourrés toujours impunis, ourdis par une sorte de coterie aux rites hypocrites murée dans l'omerta, dont les transgressions toujours plus dénoncées avec indignation au gré de coalitions trop voyantes débouchaient sur de flagrants dénis sportifs.

 

L'indiscutable dimension athlétique de l'édition 1937 va prolonger pourtant une année encore l'illusion sportive d'une spécialité devenue trop sulfureuse. 

 

Mais une année plus tard, au gré d'une course  scandaleuse de plus,  le demi-fond sera tout près du gouffre ...

 

Ce sera une autre histoire.

 

A suivre sur STAYER FR bien entendu !

 

CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS

100 km derrière motocyclettes (rouleau à 0.60 m puis 0.70 m) 

Copenhague - vélodrome Ordrup

Mardi 24 (Qualifications) et Jeudi 26 Août (Finale)

 

 

Six concurrents par série. Les trois premiers qualifiés pour la finale. 540 tours de piste au programme pour les concurrents

 

Quatorze concurrents engagés; 8 nations 12 partants de 7 nations (liste publiée le 23 août)

Forfaits : Josy Kraus (Luxembourg), Hans Gilgen (Suisse) , non remplacés ; Georges Ronsse - malade -remplacé par Willy Michaux (Belgique).

 

Première série

  1. Eduardo Severgnini (ITA) - entr. Arthur Pasquier (FRA) - les 100 km en  1h 28'30"
  2. Adolf Schoen (ALL)- entr. Juup Merkens (ALL) - à 10 m
  3. Georges Wambst (FRA) - entr. Henri Lallier (FRA) – à 300 m
  4. Willy Michaux (BEL) - entr. Emile Van Den Bosch (BEL) - à 2 t
  5. Piet Van  Kempen (P-B) - entr. Frits Wiersma (P-B) - à 7 t

N.C : Turel Vanzenried (CH) - entr. Maurice Jubi (FRA); ab. au 75 ème km

La course : Elle se résume aux attaques de Schoen sur Severgnini, et aux incidents mécaniques affectant la motocyclette de l'entraîneur de Van Kempen,

ce dernier perdant cinq tours sur l'incident et par là même toute chance de jouer un rôle dans la course.

 

Deuxième série

  1. Walter Lohmann (ALL) - entr. Arnulf Meinhold (ALL) - les 100 km en 1h 31'15" 
  2. Ernest Terreau (FRA)- entr. Alphonse Groslimond (CH) - à 20 m
  3. Auguste Meuleman (BEL) - entr. Victor Philippe  (FRA) – à 200 m
  4. Harry Grant (G-B) - entr. Albert Käser (ALL) - à 230 m
  5. J.J. Snoek (P-B) - entr. ..? .. ? - à 1 t
  6. Alfredo Bovet (ITA) - entr. Remo Bertoni (ITA) - à 3 t

La course : le Britannique Harry Grant, ardent et solide, a visiblement été désservi par son entraîneur,

ou victime d'une conjuration d' adversaires peu inclinés à le voir disputer la finale ...

L'aisance du racé Lohmann, parti en dernière position,  a par ailleurs frappé tous les observateurs

 

 

 Petite Finale

 

  1. Turel Vanzenried (CH)   - entr. Maurice Jubi (FRA) -  les 25 km en 21' 4'' 4/5
  2. Harrry Grant (G-B) - entr. -     à    50 mètres
  3. Joop J. Snoek   (P-B) - entr.  -  à  150 mètres
  4. Alfredo Bovet  (ITA) - entr. - à   300 mètres

 

 

FINALE - Jeudi 26 Août, aux environs de 20 heures

Les qualifications, courues avec le rouleau à 0.60 m ayant été jugées dangereuses, il est décidé que la finale sera disputée avec le rouleau à 0.70 m,

ceci compte tenu des virages insuffisamment relevés de la piste d'Ordrup ne permettant pas des dépassements sécures.

  1. Walter Lohmann (ALL) - entr. Arnulf Meinhold (ALL) p - les 100 km en 1 h 35' 25" 
  2. Ernest  Terreau (FRA) -  entr. Alphonse Groslimond  (CH) - à 100 m..
  3. Adolf Schoen (ALL) - entr. Juup Merkens (ALL) – à 180 m
  4. Eduardo Severgnini (ITA) - entr. Arthur Pasquier (FRA) - à 1 t et 80 m
  5. Auguste Meuleman (BEL) - entr. Victor Philippe (FRA) - à 1 t et 150 m
  6. Georges Wambst (FRA) - entr. Henri Lallier (FRA° -  à 3 t

La courseLes deux Français partent en première position, Georges Wambst en numéro un, Ernest Terreau en numéro deux.

Derrière eux sur la ligne de départ dans l'ordre Lohmann, Schoen, Meuleman et Severgnini.

 

Dès le départ, Walter Lohmann se laisse ostensiblement décoller afin de freiner délibérément la course,

alors que Schoen de son côté harcèle immédiatement Terreau par de furieuses attaques.Les assauts fusent

et avant le  trentième kilomètre, Schoen, dans son style désordonné, a déjà attaqué Terreau trois fois.

Au quatre-vingtième tour, le stayer allemand engage un vigoureux  assaut de plus, qui se révèlera infructueux

après trois tours de coude-à-coude.

 

Au cinquantième kilomètre, les positions sont les suivantes : en tête Wambst; à cent mètres Terreau;

Schoen à deux cents mètres, Lohmann à trois cents. Meuleman à 320 mètres, Servignini fermant la marche à 350 mètres.

 

Au 52ème kilomètre, Wambst puis Terreau doublent Severgnini, immédiatement "filés" par Lohmann.

Plus loin, alors que Schoen bute sur Severgnini, Lohmman vient à bout de Meuleman après trois tours de lutte.

 

Au 70ème kilomètre, la course devient haletante : Lohmann "pousse" Wambst et Terreau sur Schoen, 

qui résiste dès lors furieusement aux deux Français. La manoeuvre est limpide, les Allemands sont évidemment de mèche.

 

Deux kilomètres plus loin Lohmann, dans un long sprint, passe un Terreau littéralement pris en sandwich entre les deux Allemands.

Pendant deux tours entiers il résistera pourtant au rush de son adversaire en tapant même à plusieurs reprises

au paroxysme de l'effort  le rouleau de la moto de son entraîneur.

 

82ème kilomètre : Schoen, qui  a passé un Wambst en perte de vitesse, que sa blessure à la selle indispose à l'évidence de plus en plus,

vient buter maintenant sur Terreau. La mâchoire de l'étau germanique achève de se refermer sur le Français.

 

Quatre tours plus loin l'infatigable Schoen renouvelle son assaut, de ses violents coups de butoir si peu orthodoxes,

lancés toujours loin du rouleau de son entraîneur.

Sa dépense d'énergie est phénoménale mais reste vaine, et pendant les trois tours que durera ce bras de fer le public manifeste ses encouragements au Français pour sa formidable résistance victorieuse. 

 

Mais au quatre-vingt dixième kilomètre, au terme d'un ultime assaut, Schoen arrive pourtant à arracher la seconde place au stayer morvandiau,  alors que Wambst perd désormais tour sur tour.

 

On pense dès lors la course faite. Mais à quatre tours de la fin, Ernest Terreau effectue une sensationnelle poussée et arrive à reprendre à l'arraché la seconde position à Schoen.

 

A la  cloche  Lohmann effectue un sprint fantastique pour garantir sa première place.

Walter Lohmann, dont le style n'est pas sans rappeler celui de son élégant compatriote Moeller, remporte là son premier titre de champion du Monde des stayers.

 

Pendant le protocole une minute de silence est observée en mémoire d'André Raynaud, le champion du Monde sortant, tragiquement décédé.

Ernest Terreau aura été absolument héroïque. Rentré dans sa cabine après la course, il devra sortir accomplir un tour d'honneur afin de satisfaire au public.

 

La course de Lohmann, pratiquement jamais attaqué, et qui a utilisé un développement de 31 x  (9 m 57)  aura été indiscutablement favorisée par celle du tonitruant Schoen, qui a littéralement épuisé Terreau en l'harcelant continuellement.

On ne pourra que déplorer la défaillance - hélas prévisible - de Georges Wambst, dont la blessure à la selle s'est ré-ouverte pendant la course,  et enfin l'effonderment de Severgnini, l'un des favoris, qui a visiblement été handicapé par le rouleau placé à 0.70m.

 

Les observateurs s'accorderont à dire que le titre aurait dû revenir à Schoen - révélation de l'épreuve - , 

dont l'abattage monstrueux aura été impressionnant,  ou à "Nénesse" Terreau, au rendement et à l'endurance équivalents. 

 

La prestation d'Ernest Terreau, vaillant au possible et acteur d'une lutte absolument homérique avec Schoen, aurait mérité d'autres développements,

tant il aura exposé son talent de stayer de classe mondiale.  Hélas, jamais plus le champion français il ne trouvera l'occasion de disputer un autre championnat du Monde.

 

" Le travail de Lohmann a été facile : Schoen lui a mâché la besogne ! Dans ces conditions il n'a eu aucune peine à être champion du Monde !

J'aurais bien aimé courir dans les mêmes conditions ! " déclarera-t-il une fois sa course héroïque accomplie, le visage encore noirci par la transpiration, les projections d'huile et les poussières de caoutchouc des pneus de la moto de son entraîneur Groslimond.  

 

 

Walter Lohmann, âgé de vingt-six ans, qui s'était révélé deux années auparavant lors du championnat du Monde de Bruxelles, est pourtant un champion du Monde à la valeur indiscutable, même si sa victoire s'inscrit dans la tradition - très discutable elle - des stayers allemands, pratiquant ouvertement [ et sur commande sous les yeux de Walter Sawall veillant au respect des consignes dispensées en haut-lieu] l'esprit national, pourtant rigoureusement interdit par les règlements, mais pratiqué impudemment depuis bientôt une décennie.

 

Sources :  Cyclosport; l'Auto; Le Miroir des Sports; Ce soir; L'Intransigeant; Paris Soir.

 


 

 

Etude réalisée par Patrick Police  et François Bonnin pour le site STAYER FR

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20/12/2018
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CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1927

Etude réalisée par François Bonnin et Patrick Police  pour le site STAYER FR

 

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Nota : vous pouvez retrouver les palmarès du demi-fond

dans le livre "Le demi-fond, Histoire d'une spécialité du cyclisme " ... à part"" 

disponible aux Editions de Phénicie  http://www.leseditionsdephenicie.fr/fr  ou directement via le site !

 


LINART Victor Linart ---France- - Copie.jpg

 

 

Wuppertal - piste Elberfeld Bergisches Stadion

Vendredi 22 et Dimanche 24 Juillet 1927

 

 

Qualifications 1ère série - vendredi 22 Juillet 9h 

  1. Frans Leddy (P-B) - entr. ... (?) Ceuremans (?) - les 100 km en 1h 10'19"
  2. Victor Linart (BEL) - entr. Arthur Pasquier (FRA) - à 380 m
  3. Walter Sawall (ALL) - entr. Ernest Pasquier (FRA) - à 405 m
  4. Léon Parisot (FRA) - entr. Julien Requis (FRA) - à 560 m
  5. Hans Lauppi (CH) - entr. ... ... - à 3 100 m

La course : Elle fut menée tambour battant sur la piste à peine sèche par par Leddy, suivi constamment par Linart qui ne chercha jamais à lutter pour la première place.

Le Suisse Lauppi, un temps  remonté à la quatrième place, a été victime de problèmes de moto, Parisot, doublé par lui et Sawall perdant quant à lui son tour au 90è km.

 

 

Qualification 2ème série - vendredi 22 Juillet

  1. Jean Brunier (FRA) - entr. Léon Didier (FRA) - les 100 km en 1 h 8'35" (moy. 88 km/h : record)
  2. Paul Suter (CH) - entr. Daniel Lavalade (FRA) - à 1 500m
  3. Paul Krewer (ALL) - entr. Christian Jungeburth - à 3 400m
  4. Léopoldo Toricelli (ITA) - entr. ... ? Colonna (FRA) - à 3 650m
  5. Léon Vanderstuyft (BEL) - entr. ... ... ? - à 15 500 m

N.C : Jan Snoek -  (P-B) entr. ... ... ? - abandon au 35ème km

 

 La course : Paul Suter, parti en tête devant Snoek et Brunier, est dès le deuxième tour doublé par Brunier qui roule en trombe dans le sillage impressionnant de Léon Didier.

Suter Krewer et Snoek vont être victimes de crevaison entre le dixième et le vingtième  kilomètre.

L'Italien Toricelli est victime d'une panne moto en fin de course, tout comme Snoek l'avait été  au dixième  kilomètre.

Le stayer français Jean Brunier a fait une telle impression durant cette course, où il a battu le record du monde (88 kilomètres dans l'heure) que les observateurs en font leur favori pour la finale de dimanche.

 

Finale - Dimanche 24 Juillet - 18 H

 

  1. Victor Linart (BEL) - entr. Arthur Pasquier (FRA) - les 100 km en 1h 8'43"
  2. Paul Krewer (ALL) - entr. Christian Jungeburth - à 180 m
  3. Walter Sawall (ALL) - entr. Ernest Pasquier (FRA) - à 190 m
  4. Paul Suter (CH) - entr. Daniel Lavalade (FRA) - à 700 m
  5. Jean Brunier - entr. Léon Didier (FRA) - à 1 200 m
  6. Léon Parisot (FRA) - entr. Julien Requis (FRA) - à 11 500m

N.C : Franz Leddy (P-B) - entr. ... ? Ceuremans (?); Léopoldo Toricelli (ITA) - entr. ... ? Colonna (FRA) (abandons)

  

La course : Trente mille spectateurs ont bravé le mauvais temps (pluies intermittentes) pour assister à cette finale.

La veille, et le jour même, de très âpres discussions se font jour entre les entraîneurs et les commissaires Meredith, Lecomte et Marzhold.

Evidemment, Léon Didier, à qui il est d’usage de prêter les plus noirs desseins,  est au centre des discussions, et le ton monte avec l'entraîneur Jungehans notamment,  les palabres s'amplifiant jusqu’ aux alentours des seize heures !

La discussion se prolonge encore lorsqu'il est décidé d'attribuer à Victor Linart, par un tirage au sort,  la première position au départ, ce qui s'avèrera effectivement pour lui un avantage énorme.

 

Linart et Krewer partent sans anicroches, alors que derrière les coureurs marquent un temps d'arrêt suite  à l'annonce d'un inconnu qui déclare : "Pas de départ, un des entraîneurs n'est pas en règle !"

Linart conservera sa position de tête sur la ligne de départ, ainsi que Krewer la seconde, pendant toute la course.

Brunier, parti de la sixième position, remonte vers la tête de course non sans rencontrer une vive résistance à chacun de ses dépassements, notamment sur Sawall, Suter et Leddy.

Remonté à la troisième position, et après une courte pause, il tentera au quarantième kilomètre de passer Krewer, qui résistera à chaque fois : la légende du" stayer porc-épic" est en marche.

Sa deuxième attaque après le soixante-dixième kilomètre,  pendant laquelle il remonte à 92 km/h sur Krewer - à qui Léon Didier avait laissé du champ pour préparer une attaque de loin - est tout près de réussir, mais Krewer a le dernier mot et Brunier décolle imparablement, Léon Didier l'oubliant sur près d'un demi-tour, et malgré une lutte courageuse, le champion parisien va jusqu'à perdre deux tours.

Derrière, l'Allemand Sawall reprendra la troisième position à Suter, puis tentera en vain de dépasser Krewer.

Victor Linart remporte là son quatrième et dernier titre de champion du Monde des stayers (record). Il avait annoncé sa retraite après avoir remporté son troisième titre mondial. Sous la pression de ses supporteurs, il s'est remis à l'ouvrage, tout en sachant qu'il se devait de ne pas se "louper" en prenant la tête de la course le plus tôt possible. Après ce quatrième titre, le stayer belge assoit définitivement sa place à l'Olympe de la spécialité.

Quant à Jean Brunier, l'autre héros du tournoi, qui avait effectué une démonstration éblouissante en qualification, il abandonnera le demi-fond dès la fin de l'année 1927.

 

 

* Complément :  les noms des entraineurs des trois concurrents éliminés en série ne sont pas donnés. Toutefois, pour mémoire : 

  • Hans Lauppi (5ème de la première série) était entrainé dans le      championnat de Suisse (où il se classe second) par Willy Hesslich (ALL) (à noter que P. Süter remporte ce championnat avec Lavalade, qui  sera  son entraîneur au mondial) 
  •  Léon Vanderstuyft (cinquième de la  deuxième série) était entrainé par Caudrillier dans le championnat de Belgique disputé à  Paris ( !) au vélodrome Buffalo le 8 Mai 1927, où il se classe deuxième  derrière Linart ; à noter qu'il a été entraîné par le même Caudrillier  dans toutes les épreuves mentionnées par L’Auto avec les listes      d’entraineurs.
  • Jan Snoek  (éliminé dans la deuxième série – abandon-) a remporté  le 18 Juillet 1927 le championnat des Pays-Bas, entraîné par Kaeser

 

Sources : Miroir des Sports n° 384; L'Auto du 25 Juillet 1928; Haarlem dagblad 25 Juillet 1927 pagina 12; Match l'Intransigeant

 

 

 

 


24/10/2018
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CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1924

 

CHAMPIONNAT DU MONDE DE DEMI-FOND PROFESSIONNELS 1924

                              100 km derrière   motocyclettes

 

      PARIS - vélodrome du Parc des Princes (666,66 mètres) - Dimanche 10 Août

 

A l’exemple d’Anvers, quatre ans plus tôt, le Paris « des années folles » est le rendez-vous de l’élite du cyclisme international à l’occasion de la VIIIème olympiade et des championnats du monde. Les compétitions cyclistes vont s’étaler du 23 Juillet au 10 Août, mais cette fois-ci sur des pistes distinctes, la « Cipale » du Bois de Vincennes pour les Jeux Olympiques, et l’anneau du Parc des Princes pour les deux meetings mondiaux des 3 et 10 Août.

 

Le dimanche précédent a vu triompher les sprinters Michard (amateurs) et Moeskops (professionnels), hors d’atteinte dans leur catégorie.

La course au titre des stayers qui met un point final à cette brillante quinzaine, triomphale pour les amateurs Français, donne lieu à une finale directe, huit concurrents seulement étant engagés.

 

1-02 Victor Linart BELGIQUE   entr.: Léon Didier (FRA)  les 100 km en 1h 21'13"1/5

2-05 Georges Sérès      FRANCE   entr. : Henri Saugé à  1 tour 1/2 (1000 mètres)

3-06 Leopoldo Torricelli ITALIE      entr. : Hans Engeli (CH )           à 10 tours

4-01 Paul Suter               SUISSE          entr. : Ernest Pasquier (FRA)     à 11 tours

5-07 Léon Vanderstuyft   BELGIQUE      entr.: Julien Requis (FRA)           à 13 tours

6-03 John Schlebaum       PAYS-BAS       entr.:…Slesker                           à 14 tours

7-04 Max Martin              TCHECOSLOVAQUIE  entr.: Henri Demenou (FRA)        à 25 tours

N.C. -08 Robert Grassin    FRANCE           entr.: Arthur Pasquier (FRA)        Abandon 70 km

 

La course : Le tirage au sort donne l’ordre suivant au départ : P.Suter, Linart, Schlebaum, Max Martin, Sérès, Torricelli, Vandestuyft et Grassin.

Sérès et Grassin remontent aussitôt aux 4ème et 5ème places. Dès le 3ème tour, Linart dépasse  irrésistiblement Suter et prend la tête. Une belle lutte s’engage alors pour la troisième place entre Schlebaum et Sérès. Schlebaum résiste avec acharnement pendant six tours.

Sérès décolle et, dans une réaction de dépit, quitte son entraîneur et roule seul à petite allure, de sorte qu’avant qu’il se soit enfin ressaisi, il a été doublé par les sept autres et se retrouve au 9ème tour à cinq tours du premier.

Grassin passe Schlebaum tandis que Linart, en un demi-tour double Torricelli et Martin pour atteindre les 10 kilomètres en 08'22" devant Suter et Grassin .

Vanderstuyft est doublé lui aussi. Linart talonne maintenant Grassin, après avoir doublé Schlebaum et pris un second tour à Torricelli et Martin. Linart attaque Grassin qui repousse l’assaut mais le Belge récidive et réussit à passer. A ce moment, seul Suter n’a pas de tour de retard, mais Linart le déborde lui aussi au passage des 20 kilomètres (15'50"3/5). 

Sérès s’est remis en action, et après s’être dédoublé plusieurs fois pour revenir en quatrième position, refait du terrain sur Linart qui ralentit légèrement, les 30 kilomètres en 23'42"3/5.

 

Au 50ème tour,  Sérès a toujours cinq tours de retard sur le leader, tandis que Vanderstuyft entame la série des crevaisons. Grassin et Suter sont doublés pour la deuxième fois mais « Toto » en profite pour souffler la deuxième place au Suisse. Dans la demi-heure, Linart couvre 36,125 kilomètres et abat les quarante kilomètres en 31'29"3/5.

 

La lutte se réduit à un duel entre le trio Linart, Grassin, Sérès lequel vient de supplanter Suter. Les autres perdent de plus en plus de tours. Vandersuyft crève une fois encore, de même que Schlebaum. Sérès marche très bien et continue de revenir sur Linart, tandis que ce dernier gagne un tour de plus sur Grassin. Arrive la mi-course, les 50 km en 39'34"4/5 par Linart. Grassin est second à 3 tours, Sérès troisième toujours à 5 tours mais poursuivant sa progression ; viennent ensuite Suter à 6 tours, Torricelli à 9 tours, Schlebaum à 10 tours, Martin à 11 tours.

Les 60 kilomètres sont atteints par Linart en 47'46"1/5. Sérès se rapproche encore de Linart mais le champion de Belgique repart de plus belle et c’est un nouveau tour perdu pour Grassin, ce que Sérès met à profit pour s’assurer la seconde place aux dépens du champion de France qui crève un tour plus loin. Linart, toujours « poussé » par Sérès couvre les 70 kilomètres en 55'49"2/5. A ce moment, Grassin qui comptait sept tours de retard, abandonne. 75,140 kilomètres sont parcourus dans l’heure par le champion de Belgique que Sérès suit maintenant comme son ombre et Linart passe le cap des 80 kilomètres en 1h 03'55".

Dix-sept tours avant la fin, Linart, qui marche remarquablement, est soudain abandonné par sa moto. Sérès active aussitôt mais son rival est appelé et repris par Demenou, l’entraîneur du Tchèque Martin, alors que Deliège, le pilote de réserve, l’attendait dans le grand virage.

Le public siffle et conspue de plus belle quand Didier revient en piste, les 90 kilomètres en 1h 12'40"1/5 par Linart. Sérès a réduit son retard et n’est plus qu’à trois tours et demi de son adversaire. Schlebaum qui compte une douzaine de tours de retard fait « voyager » le Français et Linart n’est guère plus heureux quelques tours après. Mais c’est enfin la cloche ; Linart franchit la ligne avec plus de trois tours d’avance sur Georges Sérès.

 

Annonce de la décision des commissaires : Linart est pénalisé de deux tours et conserve donc malgré tout le titre mondial. Le nouveau champion du monde est navré de l’incident et c’est en larmes qu’il reçoit le maillot International.

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Linart, en tête dès le second kilomètre, a enlevé brillamment le titre de champion du Monde de demi-fond. Dès le début de la course, il apparut que le champion Belge ne se ressentait nullement de blessures récentes (notamment après une chute), tandis que Grassin pédalait mal. Puis, ce fut le duel entre Schlebaum et Sérès au cours duquel le Néerlandais, qui pouvait encore faire légitimement valoir ses ambitions, fit « voyager » le Français. Sérès, menacé derrière lui par Grassin et Linart au risque d’être doublé, se devait de tenter le passage mais échoua, d’autant plus que la moto de Saugé rendait mal.

En tenant compte des circonstances litigieuses de la fin de course, Sérès aurait peut-être gagné sans les quatre tours perdus sur le mouvement d’humeur consécutif à son échec contre Schlebaum.

Derrière Linart et Sérès, aucun autre stayer n’exista. Tous roulèrent à la dérive sans pouvoir se reprendre un seul instant. Grassin fut l’ombre de lui-même et subissant une éclipse inattendue commença d’être doublé au 23ème tour avant de renoncer après soixante-dix kilomètres. Torricelli est fort bien récompensé par sa troisième place, fruit d’une course exemplaire de régularité. Suter, le tenant du titre, loin de sa forme de l’an dernier résista à l’attaque de Linart jusqu’au 31ème tour après quoi il perdit complètement pied. Vanderstuyft résista longtemps, mais victime de crevaisons, il se montra aussi moins bon qu’à l’ordinaire sur la distance. Schlebaum n’eut pour lui que sa fameuse opposition du début contre Sérès. Max Martin se défendit âprement, même s’il termina très loin.

A propos de l’incident survenu à onze kilomètres du terme, et qui faillit compromettre la victoire de Linart, celui-ci déclara qu’il n’avait pas pensé un seul instant commettre une irrégularité en prenant le sillage d’un entraineur qui l’appelait, Léon Didier s’étant arrêté brusquement en panne d’essence.

Par contre, la faute de Demenou de quitter son coureur, le Tchécoslovaque Max Martin est inexcusable. Un entraineur engagé par un concurrent n’a nullement le droit d’abandonner son coureur pour un rival, ce qui justifie la pénalisation d’un mois de suspension infligée à Demenou.

 

Source de cette recherche : L’AUTO (Gallica-BNF), LE MIROIR DES SPORTS (Fond personnel FB). La liste des entraineurs est publiée dans l’édition de l’AUTO du dimanche 10 août. Dans le compte-rendu du lundi 11 août, il apparait que c’est Demenou et non Arthur Vanderstuyft qui a entrainé Max Martin.

 

Etude réalisée par François Bonnin  pour le site STAYER FR

 

Toute reproduction – partielle ou non – de ce travail

devra faire l’objet d’une demande spécifique auprès de STAYER FR

 

Nota : vous pouvez retrouver les palmarès du demi-fond

dans le livre "Le demi-fond, Histoire d'une spécialité du cyclisme " ... à part"" 

disponible aux Editions de Phénicie  http://www.leseditionsdephenicie.fr/fr  ou directement via le site !

 


07/06/2019
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